Sirius Stiletto 100 : Le baladeur venu de l’espace

Sirius

La radio par satellite est un formidable juke-box spatial et continental. Des satellites orbitent au-dessus de l’Amérique du Nord, arrosant le Canada et les États-Unis d’un signal numérique à très large bande contenant plus d’une centaine de canaux. Vous avez le choix entre plusieurs déclinaisons de genres musicaux : des grandes symphonies aux syncopes hip-hop, en passant par les balades westerns. Des animateurs vedettes, comme Howard Stern et Martha Stewart, y ont aussi leurs émissions. La programmation est majoritairement anglophone, toutefois des espaces francophones ont été aménagés en collaboration, notamment, avec Radio-Canada.
En décembre 2005, nous avons mis à l’épreuve un premier récepteur satellite monté dans une automobile. La technologie en était à sa phase d’implantation commerciale. XM Radio et Sirius, partaient à l’assaut du marché canadien, multipliant les campagnes publicitaires afin de convaincre les consommateurs de goûter à cette nouvelle technologie, convaincus qu’ils l’adopteraient. Aujourd’hui, nous n’en sommes plus aux premiers balbutiements. Les bases sont solidement ancrées. Un bassin d’abonnés assure la stabilité financière des exploitants. « Le nombre d’abonnés à la radio satellite Sirius atteint maintenant 300 000 au Canada. Sirius compte 110 stations dont 65 musicales. Depuis 2006, 100 000 personnes se sont ajoutées à la liste d’abonnés de l’entreprise. »1. Nous avons donc décidé de revisiter ce milieu afin de constater sa progression. Cette fois, notre prétexte est un modèle haut de gamme, le Stiletto 100, le nec plus ultra proposé par Sirius. Je m’attendais bien entendu à examiner un produit bénéficiant de l’expérience accumulée auprès des premiers utilisateurs. J’étais loin de penser découvrir, non seulement un récepteur achevé, mais aussi une évolution remarquable du baladeur MP3. Sous cette nouvelle forme, la radio par satellite me ravit plus que jamais.

Plus pratique qu’Internet
N’ayant pas l’enthousiasme des adolescents pour leurs jouets électroniques, ayant accès à des produits plus sophistiqués, j’ai toujours pensé que le passage obligatoire par l’ordinateur pour remplir un iPod n’est pas ce qu’il y a de plus commode. L’opération, bien que simple, est perfectible. De plus, par Internet, on ne cherche que ce que l’on connaît déjà. Même si vous possédiez un budget infini pour télécharger toute la musique disponible en ligne, vous n’auriez pas assez de toute une vie pour en faire le tri. C’est ici qu’entre en jeu la radio. Des équipes de recherchistes écument les discothèques et nous évitent les horreurs que l’on nous présente parfois, pour rire, dans les concours télévisés, genre American Idol. La tendance actuelle est de faire grand cas dans les médias de carrières lancées grâce à Internet, notamment YouTube. Il n’en reste pas moins que la radio demeure le principal moteur de l’industrie. C’est par elle que nous entrons en contact avec les principaux talents de la chanson, ceux qui font véritablement l’unanimité.

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23 mars 2007