Roksan Caspian / ASW Genius 300 / câbles Atlas

Les enceintes acoustique ASW modèle Genius 300 sont de type autoportant. Le haut-parleur d’aigu se trouve entre les deux haut-parleurs de fréquences médium-basse, à la verticale, entouré d’une plaque métallique au fini chromé. Ces Genius sont à peine plus larges que les haut-parleurs. Leur volume a été développaé en hauteur et profondeur. Vues de face, elles sont sobres, assez discrètes, et ne nuiront pas à la convivialité de votre salon. À l’arrière, on trouve une paire de connecteurs très robustes, sous la fiche descriptive de l’appareil en métal doré. Ce petit souci de finition apporte une légère note de luxe et ajoute à la qualité de placage en bois véritable de ces enceintes.
La firme Roksan s’est fait remarquer dans les années 80 avec une platine analogique qui, à sa manière, a redéfini l’écoute des vinyles. Ensuite, elle s’est mise à la fabrication d’enceintes et d’électroniques.
Les appareils électroniques en test font tout deux partie de la série Caspian M Serie -1. Leur esthétique nous semble bien réussie, sobre et de bon goût.
Le lecteur CD, récemment mis à jour, dispose des dernières technologies disponibles : nouvelle mécanique, nouveau circuit de contrôle, nouveau convertisseur numérique/analogique 24bits/192kHz et nouvelle télécommande.
L’intégré a également eu droit à une mise à jour de certaines de ses composantes comme les condensateurs et transistors stratégiques. L’alimentation a été rehaussée et permet 20 % de plus de puissance.
La télécommande permet de contrôler les deux appareils. Légère et ergonomiquement facile à manipuler d’une seule main, elle est divisée par groupes de fonctions et chaque groupe est différencié par des touches de couleur variée.
Les câbles de liaison Atlas sont, quant à eux, très flexibles.
Écoute
L’écoute s’est déroulée dans une très grande pièce dont une partie seulement était dédiée à l’écoute de musique. L’installation ayant déjà été effectuée à notre arrivée, la chaîne était optimisée et n’a pas demandé d’attention particulière.
• Sur la pièce « Shape of My Heart » de Dominici Miller sur étiquette NAIM, les capacités du système, mais surtout la rapidité des enceintes, sont mises en évidence. Les attaques de guitare ont une définition surprenante. Il y a une quantité de détail, mais cela n’est jamais agressant.
• Sur la pièce Tutu de l’album du même nom de Miles Davis, la scène est très large et il est facile de positionner les instruments dans l’espace. La trompette de Miles Davis est, par moment, un peu trop agressive à notre goût. Cette chaîne pardonnera difficilement aux prises de son imparfaites.
• Sur le disque Les sept paroles du Christ, du chœur Radio Ville-Marie, l’orgue n’a pas la présence physique à laquelle nous sommes habitués. Il y a des basses mais elles sont tout en contrôle et avec une très grande résolution. La voix de la chanteuse est reproduite avec toutes ses subtilités.
• Sur Natives de Victor Wooten, grâce à l’articulation du système, nous suivons aisément tout le jeu de ce grand bassiste. Cette pièce rythmée, explosive et dynamique, est fort bien reproduite par notre système. Il n’est probablement pas celui qui a le plus de présence au niveau des basses, mais celles-ci sont profondes et bien définie, sans traînage ou mollesse, reproduites de façon franche avec un bon impact. Encore une fois, les voix ont un délié supérieur à la moyenne, ce qui nous permet de bien les différencier.
• Passons au Lac des cygnes, de Tchaikovsky, avec Rostropovich à la baguette de l’orchestre Berliner Philharmoniker. Cet enregistrement est passablement vieux, mais bien restauré. Généralement, l’introduction par les flûtes et violons fait contraste avec l’entrée de tout l’orchestre où l’on sent la compression dynamique et les limitations des moyens d’enregistrement de l’époque. Sur notre système, ce contraste nous semble de moindre importance.
• Vient le dernier album de Raoul Midõn. Les points forts sont reliés à la qualité de l’articulation du système, offrant un niveau d’intelligibilité vraiment intéressant pour cet ensemble. Les basses sont toujours bien définies et suivent une atténuation naturelle des enceintes. Cela signifie qu’elles ne donnent pas l’impression d’avoir été trafiquées pour produire un niveau de basse plus élevé que leur capacité.
• Enfin pour terminer : Beethoven et La Pastorale. Bonne dynamique et belle définition. Les pupitres de cordes et de bois sont tout à l’honneur. C’est d’ailleurs probablement avec cette pièce que nous avons eu le plus de largeur d’image de la soirée. Comme les enceintes semblent assez directionnelles, il est important de bien les positionner pour garder une cohérence au centre de l’image; sinon on risque une séparation latérale trop vive et c’est assez important pour la présentation de l’orchestre.
(le verdict dans le magazine)












