Montréal - FSI 2008
Suite à sa 20e édition, la marche était haute à franchir pour l’équipe de Michel Plante, Président directeur général de l’événement. Le vendredi 4 avril, l’hiver n’avait pas encore tout à fait plié l’échine et le centre ville de Montréal ressemblait davantage à une station de ski en attente d’une compétition, d’un événement rassembleur. Une joute de hockey entre le Canadien et Boston s’ajoutant au menu des activités, plusieurs visiteurs et résidants de l’hôtel Sheraton en ont profité pour faire un tour de piste du salon. Le jeudi était consacré aux professionnels de l’industrie. Cette journée de formation et de rencontre entre intervenants du milieu s’est révélée un franc succès en regard des années antérieures. Les conférences de M. Guy Frenette, formateur d’expérience sur l’art de la vente, et celle d’ouverture du Festival par M. Noel Lee, Président de Monster Cable Products, ont semblé plaire aux nombreux conseillers audio-vidéo, installateurs et intégrateurs du son et de l’image présents.

L’ambiance conviviale, la logistique d’organisation et la signalisation étaient, cette année, nettement meilleures. Les journées grand public ont témoigné des efforts des organisateurs quant à la promotion pré-événement. De nombreux exposants, un public fidèle, dans une métropole fière d’accueillir l’un des plus grands salons de l’électronique en Amérique du Nord. Des surprises… outre la persistance du deux canaux, la résurgence du vinyle et la présence de nombreux artisans, fiers de présenter leurs plus récentes créations et réalisations, c’est le nombre de festivaliers, qui nous a semblé plus important que par les années passées, bien que nous ayons pas obtenu à cet égard de chiffres officiels ni de communiqué final, nous avons observé, spécialement durant la journée du samedi, ici et là, plusieurs lignes d’attente. Voici un aperçu, en quelques mots et images, de la 21e édition du Festival Son Image, salon canadien de l’électronique, qui s’est déroulé au Centre Sheraton Montréal du 3 au 6 avril.

André Labbé de Brosseau audio-vidéo, devant une installation constituée des nouveaux Cambridge Audio dont l’amplificateur de puissance Azur 840W, le préamplificateur Azur 840E, le lecteur Azur 840C, et des enceintes Martin Logan Vista.

Un des beaux espaces, celui de Kébecson, mettant en vedette les produits B&O, Canton et McIntosh. Des images éblouissantes accompagnées d’une dynamique sonore des grands jours.
Reportage complet dans le Vol 9 No 5 du magazine Son & Image
Vince Bruzzese, Président Totem Acoustic
Totem Acoustic souligne cette année son 20e anniversaire. En l’espace de deux décennies, ce fabricant québécois d’enceintes acoustiques a réussi à se tailler une solide notoriété à l’échelle internationale. Nous avons rencontré son président fondateur, M. Vincent Bruzzese, qui nous a entretenu du parcours exceptionnel de cette entreprise bien de chez-nous.

MSI : Bonjour monsieur Bruzzese. En premier lieu, pouvez-vous résumer pour nos lecteurs, les principales motivations qui vous ont amené à créer Totem Acoustic ?
VB : La compagnie Totem Acoustic a officiellement été fondée en 1987. Avant cela, nous avions mis beaucoup d’efforts et effectué des recherches intensives tant sur les enceintes acoustiques à volume réduit de type peu profond à faible encombrement, positionnables à proximité d’un mur. Plutôt avant-gardistes pour le temps, nous étions conscients que la surcharge d’enceintes dans une aire d’écoute n’était pas souhaitée par les consommateurs. Nous devinions déjà l’arrivée prochaine des téléviseurs et ordinateurs aux formats plats. Notre idée fut malheureusement copiée et fort mal exécutée par un compétiteur dont l’ingénieur affectionnait nos démonstrations… Ce contexte nous a forcé à prendre un certain recul. Nous avons décidé de procéder d’une autre façon. Ainsi, en début d’année 1987, nous avons redoublé d’efforts et conçu un modèle de taille réduite qui plut immédiatement en raison de ses performances hors de l’ordinaire. D’un petit format avec un son énorme, pour ne pas dire holographique, une grande vitesse d’exécution, des basses solides et une capacité de timbre exceptionnelle, tous les ingrédients étaient au rendez-vous pour converger vers un produit d’exception. Ce petit moniteur, plein d’âme, de finesse et à contre courant de la production d’enceintes du temps, le fameux Model 1, devint rapidement une référence en matière d’écoute musicale. En tant que mélomane, je dois avouer avoir eu d’énormes frustrations à l’égard d’enceintes acoustiques qui promettaient à l’époque mer et monde. Le manque de constance sonore et l’ennui que procuraient trop souvent ces produits me laissaient perplexe pour ne pas dire insatisfait. Le Model 1 a réussi ce petit miracle d’émouvoir et réconcilier bon nombre d’entre nous à l’écoute de la musique.












