BALS, FESTIVALS, CARNAVALS ET 400e (suite)
Na Laje Mônica Freire
Audiogram ADCD 10221
Nocturno Bïa Audiogram ADCD 10227
Açaí Aline de Lima Naïve WN 145154



Pourquoi la chanson et la musique du Brésil sont-elles si populaires partout dans le monde? Quel est ce pouvoir d’attraction si spécial depuis la naissance de la bossa nova, version lente de la samba et de tous les rythmes afférents, où l’on célèbre toujours la mémoire des géants qui ont donné naissance à ces sons issus de croisements multiculturels? Antonio Carlos Jobim, Dorival Caymmi, João Gilberto et le filet de voix (elle a littéralement créé une mode) de sa compagne Astrud, la fille d’Ipanema, l’inoubliable Elis Regina aux confins du cœur jazz du Brésil, la parole résolument politique de Chico Buarque, l’influence bahianaise de Caetano Veloso, de Gilberto Gil et de Carlinhos Brown, les puissances charmeuses des femmes telles que Maria Bethania, Gal Costa, Marisa Monte, Ivete Sangalo, les groupes de percussion à l’image d’Olodum et de leurs résonances africaines, les poésies de Vinicius de Moraes pour les dire et tellement d’autres chansons auxquelles ont collaboré Henri Salvador (on reconnaît même au Brésil qu’il était de l’aventure première avec Carlos Jobim), Pierre Barouh, Michel Legrand. Tant de sons et de musiques issues des métissages de l’Europe, de l’Afrique et des Amérindiens. Un portrait à faire frissonner de plaisir. L’aventure de tout un continent qui, dans sa langue et ses sons, a su glisser cette sensualité, cette douceur, cette joie de vivre, cette passion débridée avec des couleurs vertes comme le profond Amazone, bleues comme la mer avec ses interminables plages, rouges et jaunes comme le soleil brûlant qui darde cette terre à chaque instant. Une mixture dont l’attrait est sans cesse renouvelé.












