NAIM HDX Hard Drive Player
Une nouvelle expression de la haute-fidélité

Vu de l’extérieur, on pourrait confondre ce nouveau concept avec n’importe quel lecteur CD de la marque. Il en a toutes les apparences: un boîtier noir, plutôt discret, fait pour se fondre dans l’obscurité d’une salle d’écoute; des lignes plutôt discrètes qui toutefois dégagent un sentiment de sobre assurance et le fameux logo vert, gage d’excellence, qui luit dans la pénombre. Comme d’habitude, rien d’ostentatoire. Sauf que, cette fois, l’appareil sort un peu de l’ordinaire avec un écran tactile qui, étrangement, remplace les touches usuelles Play, Pause, Rewind, etc. Le Naim HDX peut être utilisé comme un lecteur CD conventionnel, mais il est bien plus que cela. C’est un serveur de musiques.
Je dis «serveur de musiques» puisqu’il n’existe pas encore de terme français pour décrire ce type d’appareil. En anglais, la compagnie le décrit comme un «Hard Disk Player», un lecteur à disque dur. Mais, cette appellation me semble réductrice car il est bien plus qu’un simple dispositif à disque dur servant à la reproduction de fichiers sonores. On pourrait le comparer à un ordinateur haut de gamme que l’on utiliserait à la façon d’un juke-box. Notez cependant que toutes les composantes sont de plusieurs ordres supérieurs aux périphériques d’un ordinateur domestique. Le HDX fait aussi partie d’un concept plus vaste, celui du système de domotique NaimNet, un ensemble de technologies en réseau qui permet d’automatiser presque tout dans la maison, de la chaîne audio jusqu’au système d’alarme en passant par la vidéo surveillance et le chauffage. Donc, il me semble plus juste de le décrire comme un serveur hyperspécialisé, dédié exclusivement à la musique et voué à l’excellence en cette matière.
Depuis quelque temps déjà, on constate la convergence de l’audio vers l’informatique. Malheureusement, jusqu’à présent, seules la disponibilité des pièces bon marché et la possibilité d’améliorer les produits après coup (c’est-à-dire sans en changer l’architecture grâce à des mises à jour logicielles) avaient motivé les fabricants. Bref, on s’était abaissé à utiliser des périphériques informatiques essentiellement pour augmenter la profitabilité. Naim, toujours intransigeante et rebelle, propose, quant à elle, une approche par le haut, celle du puriste qui ne se satisfait d’aucun compromis. La compagnie anglaise, fidèle à ses préceptes d’excellence, a plutôt décidé d’élever la technologie à ses standards.
(la suite dans le magazine)












