Vulgarisation des concepts acoustiques

Réverbération et salle dédiée : deux concepts incompatibles…

Cet article fait « écho » à plusieurs interrogations de lecteurs sur la délicate question du temps de réverbération en fonction d’une installation cinéma-maison ou d’une installation classique en stéréophonie. Voyons ensemble si ces deux approches peuvent coexister dans une même salle.

Bref rappel du contexte associé à l’acoustique des salles de cinéma :
Le monde du cinéma a rapidement compris que le son est un aspect essentiel à la crédibilité d’un film. Le regard plongé dans une scène d’action ne suffit pas à la rendre réaliste et peut rapidement devenir banal ou insipide sans un support sonore crédible. Essayer de vous plonger dans une scène d’action sans volume sonore ou dans un événement sportif sur écran dont vous aurez substitué le son (…) L’industrie cinématographique a donc construit des studios sonores de référence et réfléchi à l’organisation de la distribution homogène du son dans la salle de projection.

Mais voilà, malgré un effort imposant appliqué aux enregistrements et aux systèmes de reproduction, les salles restent, avec leurs caprices acoustiques un écueil important dans la restitution des trames sonores, d’autant que des milliers d’entre elles ne font pas preuve d’une attention particulière au même titre que les grandes salles de musique ou d’opéra. L’industrie, avec l’avancée technologique, a donc mis en place un concept d’enregistrement sonore qui non seulement permet de restituer une spatialisation plus poussée avec plus de deux canaux pour l’image sonore avant, mais a développé en plus, un concept et des algorithmes pour contrecarrer les effets néfastes des mauvaises salles d’écoute et permettre en même temps une plus grande flexibilité sonore: l’ambiophonie est née! Mais qu’est-ce à dire?

(la suite dans le magazine)

20 mars 2009