À la re-découverte du chaînon manquant la salle d’écoute

On ne répètera jamais assez, la salle est une composante essentielle et vitale dans la reproduction musicale ou cinématographique; la réponse en fréquence, les temps d’attaque, les transitoires, les timbres, les textures sonores sont autant d’aspects fondamentalement affectés par celle-ci.
Plusieurs personnes conscientes de cette importance tentent, tant bien que mal, de traiter leur salle avec un ou deux trucs pris ici ou là. Par exemple, plusieurs mélomanes organisent le traitement acoustique de leurs murs ou de leur plafond selon le principe de la «réflexion lumineuse dans un miroir» Une lumière est placée sur l’enceinte acoustique puis un miroir est déplacé horizontalement sur le mur à traiter. Lorsque l’on voit la lumière à partir de la position d’écoute, on prend alors note de la position du miroir ou de la lumière sur la bande réflexive et on verra à installer un panneau absorbant à cet endroit. Autre exemple, certains se « bricolent » ou achètent des panneaux absorbants ou décident de mettre des rideaux lourds ou des tapis sur les murs pour traiter la salle… Mais traiter quoi et surtout comment? Le problème ici est qu’un endroit est traité certes, mais sans tenir compte que la réponse globale de la salle est en association avec les autres phénomènes qui influencent le résultat acoustique final. Or, la salle réagit comme un tout, ou si vous préférez, comme une recette de cuisine. Pas assez de ceci ou trop de cela et le gâteau ne lève pas! Dans ce sens, le traitement des premières réflexions, de la réverbération et des résonances de la salle représente les trois grands phénomènes acoustiques qui affecteront individuellement, mais aussi par leurs relations mutuelles, le résultat global de la salle. Pour mieux comprendre, pourquoi pas, un exemple concret…
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