Sennheiser HD 800

Haute-fidélité extrême

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Bénéficiant de l’importante expertise de Sennheiser en matière d’écouteurs, ce nouveau modèle haut de gamme est destiné aux mélomanes gourmands de luxe et de performances. Derrière ce design adroit se cache un transducteur annulaire qui permet de gérer d’une façon nouvelle les modes vibratoires, donnant lieu à un registre très fin et étendu, intégralement neutre et aérien. Cet objet d’exception a été dévoilé pour la première fois au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas. Nous l’avons testé pour vous. Mais avant de l’examiner, il est intéressant de rappeler quelques principes concernant les écouteurs.

Quelques principes d’acoustique
Les règles de l’acoustique (la physique des sons) et en particulier celle de la psychoacoustique (comment on perçoit les sons) avantagent les écouteurs. Il faut comprendre que le phénomène de l’audition est très délicat. Un rien suffit pour tout gâcher. Ainsi, le seul moyen d’atteindre un réalisme absolu, la haute-fidélité théoriquement parfaite, est de s’assurer que l’oreille gauche ne perçoit jamais, au grand jamais, le signal destiné à l’oreille droite. Certains puristes sont même allés jusqu’à diviser leur salle d’écoute à l’aide d’une cloison isolante, bien que cela aille à l’encontre de l’usage normal d’un salon, afin de garantir l’étanchéité irréprochable des canaux. Cela revient à disposer d’une pièce pour chaque oreille, d’où l’idée des écouteurs haute-fidélité. L’expérience comparative avec et sans la cloison met en évidence le brouillage qui apparaît lorsqu’on permet aux sons de se recombiner au hasard de la géométrie de la salle d’écoute. Les repères fins contenus dans l’enregistrement, en premier ceux qui nous renseignent sur la position verticale des sources sonores, sont immédiatement ruinées. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, multiplier les haut-parleurs ne fait qu’empirer les choses puisqu’on multiplie les interférences. Conscient de ce phénomène, beaucoup de studios ne se donnent pas la peine de conserver le caractère spatial des enregistrements. Au contraire, ils comptent sur ce flou pour masquer certaines imperfections temporelles, avec comme résultat des albums plus agréables à écouter sur haut-parleurs. De plus, plusieurs utilisateurs se plaignent du phénomène d’enfermement ressenti au contact d’écouteurs. On a l’impression que la musique est prisonnière de notre crâne au lieu de s’épanouir tout autour de nous. C’est le cas avec la très grande majorité des écouteurs bon marché, notamment les modèles dits « boutons » qui s’enfichent dans le conduit auditif. Or, il n’est pas obligé d’en être ainsi. Un bon casque d’écoute peut surclasser haut la main n’importe quel ensemble de haut-parleurs. Il faut cependant idéalement le coupler à un amplificateur du calibre tel que le NAIM Headline ou le Graham Slee Solo MC. À cet égard, consultez notre dossier sur les amplificateurs d’écouteurs publié dans le numéro volume 6 numéro 5 qui nous sert encore aujourd’hui de référence.

(la suite dans le magazine)

5 novembre 2009