LE JOUR D'OUVERTURE
Au Alexis Park, là où l'on retrouve la majorité des exposants de produits haut de gamme, la journée a débuté avec un désastre pour ce qui est des relations avec la clientèle. Ce charmant complexe hôtelier de style motel comporte sur tout son périmètre un stationnement malheureusement trop restreint pour accueillir tous ses visiteurs. La solution mise de l'avant par le CES, l'éliminer complètement. Depuis ce matin, hormis les clients résidant l'hôtel, personne n'est autorisé à stationner. Qui pourra donc visiter l'exposition ?
 
Un des premiers salons que nous avons visité était celui de VTL. Ce manufacturier a produit d'imposants amplis à tubes par le passé et n'est pas près de cesser. Le nouveau S-400 offre 400 watts par canal au moyen d'une paire de tubes 6550. L'ampli comporte un système d'auto diagnostique qui réajuste le «bias» des tubes entre deux plages de disque.

Nous avons aussi examiné les VTL Siegfrieds, l'équivalent mais en version monoblocs. Le double de puissance pour les mêmes 400 watts en mode triode. Imposant et raffiné.

Nous avons en main une paire de super hauts parleurs d'aigus Murata, qui attendent d'être passé en revue. Nous avons eu la chance de les écouter jumelés aux enceintes du même fabricant. Cela sonnait très bien, mais le Vecteur I-6.2 ne pouvait le pousser à un niveau très élevé, et pour cause, il affiche un niveau de sensibilité de 70 dB.

Plus loin nous avons écouté une nouvelle enceinte du fabricant torontois Fab Audio (prix de détail suggéré plus de 2000 $) Impressionnant. Le haut-parleur d'aigus est un hyperdôme fabriqué sur mesure. Le cône du haut-parleur de graves ressemble à du métal, mais il est en réalité composé de...fibres de bananes. Eh oui !.

Le préamplificateur à tubes Hovland fait tourner les têtes non seulement à cause son apparence sexy mais aussi pour ses performances. Il existe désormais une nouvelle version avec télécommande. Le HP-200. Son prix 7,500$ US. Une section phono à transistor est offerte en option pour un 2,000$ additionnel. Nous souhaitons en faire l'essai l'été prochain.

Après 10 ans de présentation statique, Jeff Rowland était de retour et présentait enfin en mode d'écoute une paire d'ampli monobloc qui de loin ressemblaient à de grosses boîtes d'allumettes. Tout un virage pour Jeff Rowland qui a toujours favorisé un design aux stéroïdes. Mais ne soyez pas dupés par son format, son prix est quand même de 6,700$ US.
 
L'enceinte la plus intrigante que nous ayons vue jusqu'à présent est fabriquée par Gilmore Audio. L'enceinte est en fait un immense bloc de Corian. Les quatre haut-parleurs aux façades alvéolées flottent sans être encastrés dans une boîte. Le haut-parleur d'aigus à ruban prend la relève à partir de 200 Hz. Le verdict ? Nous avons été témoins de résultats impressionnants d'enceintes ouvertes et nous pouvons ajouter celle-ci à la liste. Des basses restreintes ? Loin de là.

Nous avons pris le temps d'admirer le nouveau Pathos Inpol2, un design hybride intégré. (tubes et transistors) . Une réussite sur toute la ligne. Pathos annonçait le Cinema-X, un ampli hybride cinq canaux (avec un préampli, mais sans processeur). Quatre des cinq canaux peuvent êtres pontés en mode deux canaux, si vous n'êtes pas prêt pour le mode «surround».
L'édition courante de UHF (No 68) présente sur sa couverture une minuscule mais imposante enceinte de Focus Audio. Si vous avez l'habitude d'associer Focus à de petites enceintes, détrompez-vous. Focus nous révèle sa nouvelle Master-II, une imposante enceinte trois voix.

Nous avons finalement réussi à écouter la nouvelle Reference 3a Dulcet, la plus petite de la gamme et beaucoup plus petite que le prototype que nous avons entendu, il y a quelques années. Mais de loin supérieure. Le woofer de 5 pouces et demi comporte le même format de moteur que l'imposant MM de Capo. Et ça s'entend. Il vous suffit d'écouter des pièces d'orgue. Et ne vous vous souciez pas du volume !