Le Centre de convention de Las Vegas est ce que la plupart des participants du CES appellent le «zoo», et pour des raisons évidentes. Vaste, anarchique et autant une jungle qu'un zoo.
On y retrouve plein de produits intéressants. Plusieurs exposants haut de gamme bien que moins qu'auparavant. Les tactiques promotionnelles varient. L'usage d'un robots (réel, pas un déguisement) pour promouvoir...on ne sait quoi. Rien de vraiment intéressant à notre avis. Il en était de même pour le chien gonflé...mais arrêtons-nous là.
Nous avons pu faire connaissance avec la nouvelle série Azur de Cambridge. Cette série se situe un cran au-dessus de leur série d'entrée et nous est apparue excellente. Les deux lecteurs CD on recourt à des optiques de Sony, mais la mécanique leur est propre. Elle comprend aussi un lecteur DVD, un préampli avec processeur et plus encore. La ligne «Classic» demeurera en production.
Un manufacturier que nous avions perdu de vue depuis un moment présentait un impressionnant catalogue de supports pour enceintes et de meubles pour équipement audio. Plateau est issue d'une division de la compagnie Camber-Plateau, fabricant montréalais d'enceintes acoustiques. Lorsque le partenaire Camber se retira du marché, il y a une dizaine d'années, Plateau poursuivi seule, ses activités.
Chez Bryston, plutôt qu'une oreille attentive, Nous avons jeté un bon coup d'oeil. Il n'y avait pas grand chose à écouter. Le vaste espace se prêtait d'Avantage À UNE EXPOSITION STATIQUE. Nous avons cependant bien examiné le nouveau préampli-processeur et nous sommes bien tenté de le passer en revue.
Nous avons une fois de plus visité Sensio, le fabricant de DVDs 3-D. La démo, qui comportait des séquences du prochain Spy Kids :Game Over, de Disney, était beaucoup plus sophistiqué que la démo de l'année dernière. Et tenez vous bien il y a une nouvelle caractéristique vraiment excitante (remarquez que nous utilisons très rarement ce qualificatif) : un dispositif additionnel que vous ajoutez à votre caméscope qui vous permet d'enregistrer en 3-D. Vous pouvez ensuite enregistrer en 3-D et brûler vos DVD en format Sensio. À chaque fois que vous le faites, vous contribuez au développement du répertoire de films 3D de Sensio.
Nous décidons de quitter le Zoo et de retourner au complexe Alexis Park, mais devinez !, impossible de stationner (voir jour 1) Par conséquent nous nous sommes rendu au San Remo pour explorer les présentations au T.H.E. show.

On nous demande souvent notre ais sur le «meilleur son du show». Celui du salon Halcro est difficile à battre. Une grande salle dans laquelle un préampli Halcro jumelé au nouvel ampli dm38 alimentant une paire d'enceintes JMLab Nova Utopia. Nous avons toujours eu une certaine réserve au sujet des grandes Utopia, dû à leur imposant volume et au fait que les basses fréquences n'étaient pas reproduites adéquatement, mais, grâce à l'amplification Halcro, tout rentrait enfin dans l'ordre. Bien qu'il soit dispendieux (18,000$ US), jamais vous n'aurez l'impression d'avoir dépensé votre argent inutilement. Cet amplificateur est une vraie réussite.
Sans le salon suivant, Halcro présentait un ensemble Surround au moyen de divers amplificateurs Halcro, monoblocs et stéréo, alimentant des enceintes Wilson. L'écoute du nouveau SACD Dark Side of the Moon de Pink Floyd, reproduit en Surround complet, fut une expérience.
Non loin de là se trouvait le salon Edge. L'année dernière, ce fabricant d'amplificateurs avait un des meilleurs salons de l'exposition. Ce qui ne fut pas le cas cette fois. Elle devait cependant obtenir une mention honorable. On retrouvait des enceintes Epiphany, munies de plusieurs haut-parleurs (un peu à la manière des anciennes enceintes Infinity), mais avec plus de fini et un son plus doux.
On trouve peu d'enceintes aussi volumineuses que les Wisdom, qui allient des rubans à large bande passante à des haut-parleurs conventionnels. Le Wisdom Infinite Rush , un monstre de 225,000$ US est conçu en deux parties. On retrouve trois rubans dans le cabinet de gauche et quatre haut-parleurs conventionnels dans le cabinet de droite. La présentation du film les Pirates des Caraïbes au moyen de diverses enceintes Wisdom fut fort agréable.
Passons à la table tournante VYGER. Cette immense platine plein pied est muni d'un pivot à air, d'un bras tangentiel et d'un système de succion qui tient le disque en place. Le son ? Impressionnant à certains égards (nous avons écouté l'album original Cowboy Junkies, The Trinity Sessions) Par contre les hautes fréquences nous ont laissé croire que certains ajustements additionnels étaient requis. Évidemment si vous possédez une platine de ce calibre (28,000$ US) vous ne devriez pas être bousculé. Malheureusement en situation de présentation à une exposition, c'est toujours le cas. Oh... un autre détail. D'ou peu bien venir le nom VYGER ? Est-ce une sorte d'acronyme italien ? Eh bien non. Visionnez le premier épisode de Star Trek et vous comprendrez.
De l'autre coté du salon on pouvait apercevoir une paire d'enceintes courbées du fabricant autrichien Alyon. Plutôt élégantes et modestes avec leur grille de protection, elles sont quelques peu bizarres une fois dénudées. C'est un design deux voix. Les moyennes et hautes fréquences sont reproduites au moyen d'un haut-parleur de 20 centimètres muni d'un cône semblable à ceux que l'on retrouve dans les enceintes de type «horn». Les basses fréquences sont pour leur part reproduites par un haut-parleur de 30 cm. Intéressant.
Les amplificateurs à tubes sont aussi de marque Alyon. Ils peuvent utiliser différents tubes de sortie de la famille «300».

Nous avons croisé Jacques Riendeau de la compagnie Oracle pour la première fois depuis le salon de Montréal en mars dernier. Il présentait plusieurs nouveaux produits. La gamme de produits économiques présentés sous un autre nom en mars dernier, arborait cette fois-ci la marque Oracle. Il existe désormais une nouvelle série d'appareils en acier inoxydable très stylisés incluant l'amplificateur P1000 présenté ci-contre. Le nouveau préampli-processeur est le compagnon parfait. Évidemment il présentait son fameux lecteur CD et la platine analogique Delphi..
La soirée doit se prolonger par une fête, mais auparavant un événement des plus intéressant.Dans l'imposant salon Von Schwieckert, le réputé ingénieur de son Christopher Huston présentait une comparaison «live» vs enregistrée. Pour ce faire, le groupe Misty River était enregistré en direct, sur place, au moyen d'un système d'enregistrement DSD flanqué d'une panoplie de microphones. Le tout était ensuite reproduit au moyen d'un système constitué d'amplificateurs VAC et des énormes et dispendieuses (100,000$US) Von Schwieckert VR-11. Le résultat n'était pas des plus réussi mais tout de même assez bien sans ajouter une saveur «hi-fi». Il y avait aussi certains problèmes d'équilibre, mais tout le monde s'entendait sur le fait que le tout était reproduit de façon très naturelle. Plus tard en soirée les quatre musiciennes du groupe Mysty River ont offert un dernier spectacle.

Une dernière journée à venir, et nous la passerons au Alexis Park, si on peut se stationner évidemment.