Lorsque j’étais enfant, durant les années 70, comme dans toutes les familles de la classe moyenne ou ouvrière québécoise, plusieurs membres de ma famille possédaient ce qu’on nommait à l’époque un «stéréo». C’était un meuble généralement assez massif qui comprenait deux enceintes, une platine vinyle (table tournante ou pick-up, comme on disait à l’époque) et un syntoniseur AM/FM (que l’on nommait simplement la radio ou même au masculin, le radio). À l’époque, ces appareils appartenaient déjà au passé, car ils avaient été détrônés par les composantes séparées qui étaient en général plus performantes. Chez mes grands-parents, j’avais l’impression que leur «stéréo» ne fonctionnait que lorsque mon grand-père écoutait le baseball et que ma grand-mère regardait une émission de télévision qui ne l’intéressait guère, ou durant les Fêtes, pour écouter des albums de Noël.

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