Banc d'essai Trigon CD II lecteur CD, Trigon Energy amplificateur intégré

Synergie captivante

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Découragés par les prix vertigineux de certains appareils de haute fidélité, messieurs Ralf Kolmsee et Rainer Reddemann ont conclu qu’il était temps de revenir sur terre et d’offrir du haut de gamme à des prix réalistes. Ainsi est née en 1996 la compagnie allemande Trigon Elektronik GmbH.

Selon la documentation de Trigon, M. Kolmsee est l’homme d’affaires et M. Reddemann le concepteur. Mais je crois qu’ils nous cachent la vérité. Je suis d’avis qu’ils sont hypnothérapeutes tous les deux, se servant de l’électronique comme moyen pour déjouer notre conscient.

Peu importe, chez Trigon on voit les choses différemment. Contemplez les symboles de la télécommande (dont le nom « Director » est tout à fait approprié) et vous comprendrez. Les amateurs de la symbolique se régaleront, et les autres s’habitueront. Il n’est pas évident de s’y retrouver au début, mais on y parvient, au point d’en retirer un certain plaisir lors de l’utilisation.

Au banc d’essais, le lecteur CD II et l’amplificateur intégré Energy. Ne laissant rien au hasard, Trigon fournit ses propres câbles d’alimentation blindée. Question de pouvoir retirer le maximum de ces deux appareils, le distributeur canadien a poursuivi dans le même sens en nous fournissant des câbles de liaison et d’enceintes de la compagnie britannique Avid, reconnue pour ses platines analogiques. La liaison entre le lecteur et l’amplificateur peut se faire en mode symétrique (XLR) ou asymétrique (RCA). J’ai débuté l’écoute en mode asymétrique. Tout se passait bien, mais la tentation de passer en mode symétrique étant trop forte, j’ai donc branché les câbles balancés (XLR) : heureusement, j’étais assis, la scène sonore venait littéralement d’exploser en trois dimensions, et que dire des détails!

(la suite dans le magazine)

Banc d'essai Prima Luna Intégré Prologue One / Lecteur CD Prologue Eight

Musique 3D nature

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Quand j’ai reçu le Prologue One, je ne prenais pas vraiment l’appareil au sérieux. Un intégré à tubes à un prix inférieur à chacun des câbles de mon système. Hmmm. J’allais même jusqu’à m’inquiéter à l’idée de les tester à l’aide de mes enceintes Parsifal. Je me disais que d’associer un intégré à tube de ce petit prix à des enceintes qui font plusieurs fois le prix de l’appareil ne faisait pas beaucoup de sens. Avec leur 89 db d’efficacité jamais elles ne permettraient à l’intégré de 35 watts de faire valoir ses qualités. J’étais prêt à tenter de trouver auprès de mes connaissances des enceintes plus appropriées pour ce banc d’essai. Mais faute de temps, je me résignais à l’exercice. Et j’étais loin d’être au bout de mes surprises. J’allais recevoir toute une leçon d’humilité.

PROLOGUE ONE
Même en déballant l’appareil, je devais commencer à admettre son sérieux. Doubles cartons surdimensionnés, mousse taillée au millimètre près, gants de coton pour manipuler les tubes. Impeccable. Ensuite, avec 36 livres de machinerie, le sérieux s’ancre plus à fond. Surtout que ce n’est pas de la frime. La généreuse plaque avant en aluminium accueille un potentiomètre de qualité Alps et le sélecteur d’entrées au nombre de quatre.

Les transformateurs conçus en Hollande sont assemblés en Chine et ils sont enroulés avec beaucoup de minutie. La cage de protection des tubes est munie d’un ingénieux système de prises de type banane qui permet de la retirer avec beaucoup de facilité. Nul besoin d’outil. À l’arrière du robuste châssis métallique, fini à la main, on retrouve les prises d’entrées RCA plaquées or ainsi que les borniers HP vissant et pour fiches bananes, avec choix de l’impédance 4 ou 8 ohms.

À l’Intérieur, tout le filage flottant, dit en l’air, est monté avec des soudures point à point. Le câblage interne utilise des câbles haute définition et blindés pour les câbles de modulation. Toutes les pièces sont solidement fixées au moyen d’écrous. Les réceptacles des tubes ainsi que les languettes de terminaisons sont en céramique de qualité.

La préamplification de chaque canal est assurée par un tube double triode 12AX7A. On retrouve ensuite un pilote 12AU7 relié à une paire de EL34 fonctionnant en classe A/B dite « améliorée » plutôt qu’en mode triode ou pentode. Ceci permet à l’amplificateur de livrer plus de puissance et paradoxalement plus de douceur.

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Banc d'essai ARCAM FMJ AVR600

Haute performance sonore, vidéo et musicale

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Il existe bon nombre de récepteurs A/V, toutefois ceux qui se distinguent tant par leur qualité sonore que leur interface complète en matière de vidéo HD ne font pas légions. Voilà pourtant un type d’appareil qui au coeur d’une installation son et image, procure beaucoup de plaisir et qui possède l’avantage de regrouper sous un seul boîtier, plusieurs appareils et fonctions audio-vidéo. Depuis le lancement de son premier récepteur AVR100, Arcam a fait beaucoup de chemin s’étant taillé dans ce créneau de produits une notoriété enviable. Le récent AVR600 de la série FMJ du fabricant britannique témoigne de cette avancée et marque un pas important puisqu’en moins d’un an, il est devenu à plusieurs égards, la référence en matière de récepteurs A/V de haut niveau. Il s’agit en fait d’un récepteur porte-étendard auquel les autres marques de récepteurs se mesurent. Depuis sa fondation, Arcam nous a toujours habitué à une reproduction musicale de qualité qui rapidement s’est vue associer aux récepteurs, amplificateur multicanal et processeur A/V de la marque. Munis de capacités et de connexions son et image multiples, il autorise une sonorité de haut niveau dans la plus pure tradition Arcam en plus de la diffusion HD et multizones. Ce FMJ AVR600 mérite attention et c’est avec plaisir que nous vous en proposons un tour 360 degrés de l’appareil.

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Banc d'essai Sennheiser HD 800

Haute-fidélité extrême

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Bénéficiant de l’importante expertise de Sennheiser en matière d’écouteurs, ce nouveau modèle haut de gamme est destiné aux mélomanes gourmands de luxe et de performances. Derrière ce design adroit se cache un transducteur annulaire qui permet de gérer d’une façon nouvelle les modes vibratoires, donnant lieu à un registre très fin et étendu, intégralement neutre et aérien. Cet objet d’exception a été dévoilé pour la première fois au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas. Nous l’avons testé pour vous. Mais avant de l’examiner, il est intéressant de rappeler quelques principes concernant les écouteurs.

Quelques principes d’acoustique
Les règles de l’acoustique (la physique des sons) et en particulier celle de la psychoacoustique (comment on perçoit les sons) avantagent les écouteurs. Il faut comprendre que le phénomène de l’audition est très délicat. Un rien suffit pour tout gâcher. Ainsi, le seul moyen d’atteindre un réalisme absolu, la haute-fidélité théoriquement parfaite, est de s’assurer que l’oreille gauche ne perçoit jamais, au grand jamais, le signal destiné à l’oreille droite. Certains puristes sont même allés jusqu’à diviser leur salle d’écoute à l’aide d’une cloison isolante, bien que cela aille à l’encontre de l’usage normal d’un salon, afin de garantir l’étanchéité irréprochable des canaux. Cela revient à disposer d’une pièce pour chaque oreille, d’où l’idée des écouteurs haute-fidélité. L’expérience comparative avec et sans la cloison met en évidence le brouillage qui apparaît lorsqu’on permet aux sons de se recombiner au hasard de la géométrie de la salle d’écoute. Les repères fins contenus dans l’enregistrement, en premier ceux qui nous renseignent sur la position verticale des sources sonores, sont immédiatement ruinées. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, multiplier les haut-parleurs ne fait qu’empirer les choses puisqu’on multiplie les interférences. Conscient de ce phénomène, beaucoup de studios ne se donnent pas la peine de conserver le caractère spatial des enregistrements. Au contraire, ils comptent sur ce flou pour masquer certaines imperfections temporelles, avec comme résultat des albums plus agréables à écouter sur haut-parleurs. De plus, plusieurs utilisateurs se plaignent du phénomène d’enfermement ressenti au contact d’écouteurs. On a l’impression que la musique est prisonnière de notre crâne au lieu de s’épanouir tout autour de nous. C’est le cas avec la très grande majorité des écouteurs bon marché, notamment les modèles dits « boutons » qui s’enfichent dans le conduit auditif. Or, il n’est pas obligé d’en être ainsi. Un bon casque d’écoute peut surclasser haut la main n’importe quel ensemble de haut-parleurs. Il faut cependant idéalement le coupler à un amplificateur du calibre tel que le NAIM Headline ou le Graham Slee Solo MC. À cet égard, consultez notre dossier sur les amplificateurs d’écouteurs publié dans le numéro volume 6 numéro 5 qui nous sert encore aujourd’hui de référence.

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Banc d'essai Monitor Audio Silver RX

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Attrayantes, performantes et abordables

Choisir et acquérir des enceintes 5.1 ou 7.1 canaux tant pour écoute sur deux canaux, cinéma maison ou ambiophonique / SACD / DVD Audio n’a jamais été en soi une sinécure. La grandeur de la pièce, l’acoustique, l’amplification sont des facteurs à considérer tout autant que le décor et l’opinion des membres de la famille. Et puisque l’on intervient dans des espaces dédiés au divertissement son et image chez-soi, il est tout à fait légitime de s’attendre, en regard du budget consenti, à des produits garants d’une qualité tant sonore que musicale. S’il y a un produit qui au cours de la dernière décennie qui a proféré et su profiter de l’engouement susciter par le cinéma maison et le multipièce ce sont bien les enceintes acoustiques. Aujourd’hui, la compétitivité dans ce domaine est féroce au bénéfice toutefois du consommateur qui à l’embarras du choix.

Monitor Audio est un important concepteur et fabricant exclusivement dédié aux enceintes acoustiques. Depuis plus de trente ans, ce manufacturier du Royaume-Uni propose bon nombre de modèles dont plusieurs se sont mérités des critiques élogieuses. On y dénombre les séries Bronze BR, Silver RX, Gold GS, Platinum, Radius HD, Vector, CI et AirStream. La famille Monitor Audio est diversifiée et les nouvelles Silver RX témoignent de la profondeur des produits de la marque. À utiliser en mode deux canaux, 2.1 avec caisson de grave et sur 5.1 et 7.1 canaux, cette récente série, a été officiellement lancée en début septembre au CEDIA à Atlanta, est constituée des colonnes principales RX6, du central RX-CC, des haut-parleurs ambiophonique latéraux et ou arrières RX-FX et du caisson de grave RXW-12 L’ensemble est une proposition au design réussi, à la fois abordable et peu encombrant.

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Audiophile à l'écoute Plurison présente

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Grâce au distributeur Plurison, les produits Microméga sont à nouveau disponibles sur le marché canadien. Cette firme est de retour avec la série « HD audio » qui allie sobriété et performance. Le châssis du lecteur Micromega CD30 est entièrement métallique afin de fournir une base stable à la mécanique et une isolation aux perturbations électromagnétiques. La face avant est en aluminium et celle-ci fait 5 mm d’épaississeur. L’afficheur est bleu et il est de bonne dimension. L’alimentation du CD-30 est double, une pour la section numérique et une autre pour la section analogique. Cette solution a été retenue pour assurer une meilleure isolation aux bruits parasites provenant de la ligne ainsi que celle générée à l’intérieur du lecteur lui-même. La section analogique utilise une alimentation d’appellation ACTS développée par Micromega. Cette alimentation multiplie par quatre la fréquence du secteur au secondaire. Cette solution permet de faciliter son traitement et d’optimiser le courant disponible.

Les enceintes qui complétaient cette chaîne étaient le modèle Chorus 826W de Focal-JMlab. Il s’agit d’un modèle à édition limitée pour souligner le 30e anniversaire de cette firme. Cette version spéciale adopte la technologie du cône sandwich « W » des modèles plus dispendieux de la série Utopia. Ce type de cône permet une plus grande dynamique et une meilleure définition. Pour le reste, les caractéristiques de cette enceinte sont identiques au modèle régulier Chorus 826V, et elle intègre les caractéristiques suivantes : une construction très rigide du boîtier, des parois non parallèles, un évent double dont un faisant face vers le sol, un socle en alliage d’aluminium, un tweeter à dôme inversé et une finition de haute qualité. Cette enceinte est très belle et représente un objet pouvant s’intégrer harmonieusement avec tout intérieur.

(le verdict dans le magazine)

Banc d'essai Enceintes Leonore de Verity

Beaucoup plus pour beaucoup moins

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Vous aurez surement remarqué le changement d’identité de la société Verity Audio depuis l’année dernière. Nouveau logo, site web remanié, et une présence bien soutenue sur Facebook, ces changements témoignent d’un virage important dans la philosophie de l’entreprise et même sur ses produits. On parle ici de démocratisation, d’un rapprochement avec les mélomanes, les audiophiles, une approche plus amicale et personnalisée. On s’éloigne de l’approche élitiste, de l’inaccessible en matière de produits audio haut de gamme.

Et on ne pourrait mieux illustrer concrètement ce virage que par les nouvelles enceintes Leonore.

Certes, je tiens depuis toujours Verity Audio en haute estime. Mais je puis affirmer que je ne suis pas biaisé pour autant. En tant que rédacteur de la revue et surtout en tant qu’associé de Fidelio Musique, depuis des années j’ai mis à l’épreuve bien des produits et les enceintes Parsifal demeurent pour moi une référence difficile à égaler en tout point. Connaissant le souci d’innovation de Bruno Bouchard et de Julien Pelchat je suis très attentif aux développements de leur entreprise et de leurs nouveaux produits.

On le sait, bien des audiophiles rêvent d’acquérir une paire d’enceintes Verity. Mais à quel prix ? C’est ici que la démocratisation commence. Serait-il possible de pouvoir posséder une enceinte Verity à un prix somme toute accessible, sans réel compromis dans la qualité et la performance ? Oui, et on l’a vu depuis l’introduction l’année dernière du modèle Rienzi, du modèle Finn et maintenant de Leonore.

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Visite et installation Un système de rêve signé Son•Or•Filtronique

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Imaginez que vous soyez invités à faire l’essai d’une Ferrari ou d’une Rolls pour la durée d’une soirée. Tentant n’est-ce pas ? Et bien c’est un peu la chance que nous avons eue récemment. Nous étions conviés chez Filtronique afin de faire l’écoute d’une chaîne d’exception composée de maillons de haut niveau de provenances diverses et dans le cas présent une chaîne plutôt Ferrari que Rolls. Tout dans cette chaîne était poussé à son paroxysme. Sources Britanniques Naim, DCS pour le numérique et SME pour la platine analogique, cellule danoise Ortofon, préampli-phono américain Artemiz Labs, et préamplificateur Audio-Research avec comme partenaire le suisse Nagra à l’amplification et pour terminer les belles Québécoises Verity Sarastro II. Tout ça relié avec du câblage Siltech, Shunyata et filtration Hydra… Ouffff.
Sylvain Gagnon rédacteur pour le MSI et membre de l’AMA.

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Banc d'essai Perreaux éloquence 150i & Harbeth Super LH5

Un duo au brio éloquent

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La marque Perreaux de Nouvelle-Zélande a été fondée en 1974. Elle a toujours proposé des produits alliant qualité et distinction accompagnés à l’international d’une image de marque enviable. En 1979, Perreaux lance l’intégré SA80B de 80 watts par canal et l’amplificateur de puissance PMF2000 de 200 watts élaborés à l’aide de transistors de sortie MOSFET, technologie qui personnalisera au fil des ans la signature du fabriquant. En 1985, le Guide de la haute fidélité de Michel Prin, répertorie dans sa liste de produits, les préamplificateurs SM2 et SA2 et les amplificateurs de puissance 1150B et 2150B. La gamme actuelle est constituée des séries Silhouette, Radiance, Prisma et éloquence avec ses deux intégrés dont le 150i (2 x 150 watts) que nous vous proposons de découvrir en compagnie des enceintes britanniques Harbeth SHL5, ces deux produits aux dires du distributeur, s’harmonisent bien constituant un heureux tandem.

Perreaux éloquence 150i
Il s’agit d’un intégré de 150 watts sous 8 ohms qui en atteint 300 sous 4 ohms muni aux étages de sortie de transistors MOSFET. Aux dimensions de 42.6 x 34.4 x 10.2 cm, au poids de 17 kg, il se présente avec une élégante façade en aluminium brossé de bonne épaisseur de 17 mm lui procurant un look à la fois robuste et moderne. Au centre, un généreux potentiomètre autorise le contrôle du gain gradué à 0.5 dB le pas, la balance des canaux en plus d’agir comme interface de navigation à même l’écran à cristaux liquides interactif aux données en blanc sur fond bleu et dont la luminosité, au besoin, s’ajustera selon trois niveaux d’intensité.

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Leçon d'acoustique À la re-découverte du chaînon manquant la salle d’écoute

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On ne répètera jamais assez, la salle est une composante essentielle et vitale dans la reproduction musicale ou cinématographique; la réponse en fréquence, les temps d’attaque, les transitoires, les timbres, les textures sonores sont autant d’aspects fondamentalement affectés par celle-ci.

Plusieurs personnes conscientes de cette importance tentent, tant bien que mal, de traiter leur salle avec un ou deux trucs pris ici ou là. Par exemple, plusieurs mélomanes organisent le traitement acoustique de leurs murs ou de leur plafond selon le principe de la «réflexion lumineuse dans un miroir» Une lumière est placée sur l’enceinte acoustique puis un miroir est déplacé horizontalement sur le mur à traiter. Lorsque l’on voit la lumière à partir de la position d’écoute, on prend alors note de la position du miroir ou de la lumière sur la bande réflexive et on verra à installer un panneau absorbant à cet endroit. Autre exemple, certains se « bricolent » ou achètent des panneaux absorbants ou décident de mettre des rideaux lourds ou des tapis sur les murs pour traiter la salle… Mais traiter quoi et surtout comment? Le problème ici est qu’un endroit est traité certes, mais sans tenir compte que la réponse globale de la salle est en association avec les autres phénomènes qui influencent le résultat acoustique final. Or, la salle réagit comme un tout, ou si vous préférez, comme une recette de cuisine. Pas assez de ceci ou trop de cela et le gâteau ne lève pas! Dans ce sens, le traitement des premières réflexions, de la réverbération et des résonances de la salle représente les trois grands phénomènes acoustiques qui affecteront individuellement, mais aussi par leurs relations mutuelles, le résultat global de la salle. Pour mieux comprendre, pourquoi pas, un exemple concret…

(la suite dans le magazine)

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