J’ai toujours un faible pour les albums qui ont une histoire. Enregistrer un disque, ce n’est pas seulement un rendez-vous dans un studio, c’est aussi une rencontre entre des personnes, et souvent même des lieux. Un de ces grands albums est Low qui fut la rencontre entre David Bowie, Brian Eno et la ville de Berlin.

Permettez-moi de résumer en quelques mots la petite histoire de cet album qui figure parmi les incontournables de la musique rock. À la fin de 1976, David Bowie venait de terminer le tournage du film The Man Who Fell To Earth. Il venait de passer deux années en Californie où il avait vécu une période plutôt « rock’n roll », et où il avait développé une sérieuse addiction à la cocaïne. Après ce tournage, Bowie quitte les États-Unis pour se retrouver loin des projecteurs, c’est-à-dire à Berlin en compagnie de son ami Iggy Pop. Là-bas, il retrouve également Brian Eno avec lequel il va créer ce que l’on nommera plus tard la trilogie berlinoise, en d’autres mots, les albums Low, Heroes et Lodger.

(la suite dans le magazine)